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Au Maroc les soins palliatifs en oncologie connaissent un regain d’intérêt du fait de l’amélioration de la qualité de prise en charge des patients cancéreux et l’accès aux soins d’un nombre de plus en plus important de patients. Actuellement des soins palliatifs, non structurés, sont pratiqués dans les différents centres d’oncologie. L’Institut national d’oncologie se dote d’un Centre National d’Évaluation et Traitement de la Douleur, constitué d’une unité d’hospitalisation de soins palliatifs (non encore fonctionnelle) et d’une unité ambulatoire (de consultation). Le premier Plan National de Prévention et de Contrôle du Cancer 2010 – 2019 prévoie la prise en charge des soins palliatifs en réseau y compris l’hospitalisation à domicile. Pour répondre à cette mesure, une stratégie de mise en oeuvre d’un programme de soins palliatifs a été mise en place grâce à une collaboration entre l’association Lalla Salma de lutte contre le cancer et le ministère de la santé. Celle-ci prévoit l’implantation d’un réseau de soins palliatifs, de services spécialisés en soins palliatifs, ainsi que d’équipes mobiles de soins palliatifs. Il est impératif de rappeler que les soins palliatifs et l’accompagnement concernent les personnes de tous âges atteintes d’une maladie grave et évolutive, mettant en jeu le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Les soins de support se définissent par l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements oncologiques ou hématologiques spécifiques. L’objectif principal est d’améliorer la qualité de vie du patient, tout au long de sa maladie. Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leur famille, prévenir, soulager la souffrance, traiter la douleur, les problèmes physiques, psychologiques et spirituels. Ils tendent à assurer l’accompagnement global du patient et son entourage et surtout considérer la mort comme un processus normal, sans accélérer ni repousser la mort. Dans tout ce processus, le médecin l’infirmier, la famille et toute l’équipe soignante, ont des rôles fondamentaux à jouer.
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