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Odile PERRUSSON, Nicole BERNOT, Hôpital Robert Debré.
Lors de la 9ème semaine du réseau Mère enfant de la Francophonie, organisée à Rabat du 16 au 20 mai 2011, Un exemple de maltraitance subie par un bébé de 6 mois a été présenté par l’équipe de l’hôpital Robert Debré à Paris. Une petite fille de 6 mois est admise dans le service de Chirurgie Orthopédique à l’hôpital Robert DEBRE avec 10 fractures d’âge différent. Dans ce cas, de nombreux professionnels sont amenés à intervenir pour assurer une prise en charge adéquate pour ce type de maltraitance : pédiatres, chirurgiens, radiologues, ophtalmologistes, neurologues, mais aussi les psychologues, les assistantes sociales et, bien sûr, les équipes soignantes qui ont un rôle important dans l’observation quotidienne de l’enfant et de sa famille. La présence d’une équipe pluridisciplinaire minimise les risques d’erreur de diagnostique. Un signalement à la Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes est effectué. Une enquête de la Brigade des mineurs permet d’établir la responsabilité de la mère. Le Juge d’instruction ordonne un interdit de visite pour la mère. La psychologue du service organise des entretiens téléphoniques réguliers avec la mère qui permettent de retrouver beaucoup d’indicateurs de risque et d’analyser les facteurs déclenchants de la maltraitance, notamment, un jeune couple qui communique peu, un premier enfant, une grossesse « accident », un accouchement par césarienne à 36 semaines, un bébé d’1Kg 500 hospitalisé un mois en néonatalogie, un retour à domicile mal anticipé avec un bébé qui s’alimente mal ou refuse de manger. Cet ensemble d’éléments et d’autres, conduiront la mère à des passages à l’acte violent. Par ailleurs, la dépression « masquée » de la mère n’a pas permis aux différents professionnels de repérer la souffrance de la mère, ce qui pourrait expliquer son passage à l’acte. Dans ce cas précis, l’équipe soignante chargée du suivi de l’hospitalisation de l’enfant maltraité, met en place tout un diagramme de soins journalier reprenant les différents comportements de l’enfant et son évolution (phase d’éveil, endormissement, alimentation). Par ailleurs, un accompagnement par la présence d’une aide soignante référente pour le nursing est assurée. Tout cela sous le regard vigilant du juge pour enfants, selon un projet d’hospitalisation mère/enfant. Tout en sachant, que le juge d’instruction continue l’enquête avec des poursuites pénales éventuelles pour la mère.
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